Aux Jardins du Coeur, les salariés en insertion sont en pleine réflexion

10 mars 2018

– Chaque salarié est impliqué dans l’un des projets – Certains salariés, ayant des compétences particulières vu leurs expériences précédentes, les mettent pour la réalisation des projets (et ce, de manière naturelle) – La construction des projets leur demandent de se documenter, de calculer, d’envisager (vu l’état des lieux) ce qu’il est possible de faire, de « monter » le projet (avec ses contraintes) tout en n’oubliant pas leur mission principale : produire des légumes pour les bénéficiaires des RESTOS, d’établir un budget. – Les salariés ont conscience qu’il faut mener des projets à « moindre coût », et donc, ils cherchent à utiliser l’existant (par ex. les palettes de l’ENTREPOT, les matières vertes, le terreau, le compost, quitte à demander à d’autres organismes leur participation). – Certains salariés, en charge d’un projet particulier, ont rédigé un texte pour montrer l’intérêt de ce projet et l’ont accompagné de photos montrant la progression des travaux.

PROJET « TERRASSE » sur le terrain de MONTMIREL

Dans un premier temps, les salariés ont repéré l’espace possible et nécessaire. Puis, ils ont quantifié les besoins en lames de palettes. Ces palettes ont été fournies par l’ENTREPOT.

Ils ont dû mettre à niveau le sol, le délimiter avec cordeau, protéger le bois des palettes, couper en fonction des besoins.

Au milieu de la terrasse : plantation d’un arbre.

Des mobiliers en bois de palettes seront ajoutés lorsque le plancher sera fait.

 

PROJET « FLEURS » sur le terrain de BRUNVILLE

Le but est de ramener des insectes pollinisateurs, ce qui aura un effet bénéfique sur la production de légumes et la gestion des insectes nuisibles.

Les salariés ont déterminé une surface à côté des tunnels ; ils ont fait des plans avec ou sans butte ; et, ils ont fait des recherches sur les plantes mellifères. L’Atelier de Promotion Sociale de JUAYE EN MONDAYE (avec lequel il y a une convention de partenariat) a donné des plantes de fleurs.

Par ailleurs, les salariés sont allés à l’E.P.H. de ST GABRIEL BRECY (convention de partenariat) pour avoir un maximum de vivaces mellifères. En complément : des achats chez GAMME VERT.

Les plantes ne fleurissent pas toutes en même temps : il a fallu compléter avec des bulbes pour avoir le maximum de fleurs sur une année.

1er projet : situé devant la serre de droite.

Sur une surface de 24 m2, nous avons déraciné des buis présents, retourné et préparé le terrain. Nous y avons apporté de la terre pour le façonner légèrement en butte.

L’intérêt est de planter sur ce terrain des fleurs vivaces mellifères,  dans le but d’attirer des insectes pollinisateurs tels que les abeilles, ainsi que des auxiliaires tels que coccinelles utilisés dans la lutte biologique contre les pucerons, cochenilles et aleurodes. Nous l’avons agrémenté d’un nichoir et de 2 hôtels à insectes.

Ce terrain est délimité de 2 planches de palettes fixées à l’horizontale sur tout le pourtour.

2ème projet : situé devant la serre de gauche. Sur une surface de 10 m2 en forme de serpent. Cette parcelle est actuellement recouverte d’une bâche afin d’étouffer les mauvaises herbes. La terre sera retournée au printemps pour y semer une jachère fleurie, toujours dans le but d’attirer de nombreux insectes. Ce terrain est bordé de planches de palettes plantées horizontalement sur diverses hauteurs, façon palissade, afin de lui conférer un aspect naturel et désordonné.

Texte écrit par Florence, Ludovic, Robert, Kadra.

 

PROJET « POULAILLER » A LA MAIRIE

Remise en état du terrain sur lequel il y avait des tas de gravats/déchets espaces verts.

Projet de construction d’une clôture (pour éviter rapaces et renards) + d’un abri à poules (avec des palettes).
Besoin de paille – Recyclage des végétaux.
A l’avenir : fumier de poules qui sera étendu sur les jardins.

Les œufs seront destinés aux salariés des JARDINS.

Les salariés, en charge de ce projet, se sentent responsables et comptent bien s’occuper régulièrement du poulailler.

 

PROJET DE « VERGER » sur le terrain de BRUNVILLE (à proximité des tunnels) et sur le terrain de MONTMIREL

CONSTAT :

LES JARDINS DU CŒUR ne produisent que des fruits rouges tels groseilles, fraises, framboises etc… qui ne sont pas « essentiels » eu égard aux consommations des bénéficiaires des RESTOS.

Il y a des espaces vides sur le terrain de BRUNVILLE : comment « rentabiliser » ces lieux ?

Les salariés des JARDINS DU CŒUR voudraient compléter par des fruits.

Et, il faut ne pas oublier que ces salariés vont, directement, dans les centres de distribution des RESTOS, pour présenter et distribuer les légumes qu’ils ont produits. Les échanges « bénéficiaires »/ salariés des JARDINS » /« bénévoles » , sont d’une très grande qualité. Les salariés des JARDINS se sentent valorisés .

Il s’agit, là, d’une nouvelle technique de production qui va au-delà du maraîchage-  (plantation – taille – fructification) qui ne peut qu’enrichir leur attestation de compétences. Mais, elle leur demande de se documenter : quoi planter ? Quelle production et dans quel laps de temps ? Quoi planter (et les règles qui s’imposent, à savoir les espèces, les distances entre les arbres, comment être en capacité de tailler ? etc….).